Passer au contenu principal
Crop circle

L’éco-pâturage ou écopastoralisme c’est quoi ?

C’est l’entretien des parcelles herbeuses et des territoires par des moyens écologiques et naturels comme les animaux herbivores.

Des abris adaptés au pâturage tournant

Le Technigîte® est l’abri idéal pour vos animaux employés à des fins d’éco-pâturage ! Facilement déplaçables et adaptés pour abriter les moutons, chèvres, cochons et poneys, nos abris constituent un allié de choix pour laisser vos animaux travailler le terrain en toute tranquillité !

En savoir plus
mouton gevaudan

Une pratique respectueuse et écologique

Le mouton est la star de l’éco-pâturage ! Traditionnellement employé par le biais du bouche à oreille entre le particulier et l’agriculteur du coin, on assiste à un large déploiement de ce mode de pratique avec un intérêt fort d’organismes publics ou privés afin de réduire leurs dépenses d’entretien. Le mouton reste toujours moins cher que la mécanisation, donne une meilleure image et limite les nuisances notamment en milieu urbain. On peut citer en exemple :

Petites ou grandes communes

à l’image de la ville de Thiers (63) qui fait pâturer boucs, ânes et chèvres dans ses jardins

Les conservatoires d’espaces

naturels (CEN) soucieux d’entretenir les milieux protégés le plus naturellement possibles

Des sociétés d’autoroutes

exploitants, qui utilisent les brebis pour entretenir les abords ou les aires de repos

Des sociétés privées

implantées sur des parcelles végétalisées

Des particuliers

soucieux d’entretenir leurs terres et amoureux des animaux

Eco pâturage ânes

Le mouton commence à céder du terrain à bien d’autres alliés à 4 pattes ! Moutons, chèvres et chevaux sont autant d’aides à l’entretien pour les jardins des particuliers comme pour les parcelles cultivables. Ces animaux ont tout pour plaire puisqu’en plus d’être une solution écologique, ils ont accès à tous types de terrains, même ceux qui sont difficilement accessibles pour les véhicules motorisés !

En pratique, tout dépend des besoins ; Les moutons endossent le rôle de tondeuse naturelle pour les herbes hautes, les chèvres sont d’excellentes débroussailleuses sur pattes notamment pour les lieux envahis par les ronces et les chevaux sont friands d’herbe rase.

Des cochons et des vignes, mais pas que…

Depuis quelques années, des vignerons font l’expérience d’ouvrir leurs cultures aux cochons pour désherber autour des vignes ; Le choix du cochon Kunekune est précurseur en la matière !

Eco pâturage
Eco pâturage

Cette race de cochons nains, outre sa taille adaptée pour circuler entre les vignes, a la particularité anatomique de ne pas pouvoir relever la tête, il va donc fouir et retourner profondément les mottes d’herbe pour en manger les racines sans avoir la possibilité de grignoter les cultures en hauteur.

Une véritable solution écologique pour désherber naturellement entre les rangées de vignes !

Les volailles peuvent également être un allié de choix pour exécuter ces tâches souvent laborieuses.

Se lancer dans l’éco-pâturage
Trucs et astuces

Se former

Des formations officielles en éco-pâturage sont proposées pour devenir prestataire dans ce domaine. Ces formations permettent de se spécialiser dans cette pratique et de répondre aux besoins croissants des collectivités et des particuliers

Choisir l’animal en fonction des besoins

  • Moutons : Calmes, efficaces sur les herbacées, peu destructeurs. Idéaux pour les terrains plats.
  • Chèvres : Débroussailleuses hors pair, mangent les ronces, arbustes, lierre… mais peuvent grimper et s’échapper.
  • Ânes ou poneys : Bons sur des terrains plus grands. Peuvent cohabiter avec des moutons/chèvres.
  • Vaches : Très efficaces sur de grandes surfaces mais logistique importante et plus d’impact au niveau du sol.

Structurer le pâturage

  • Rotation des parcelles : Favorise la repousse, limite le surpâturage et les parasites.
  • Installer des clôtures mobiles si nécessaire (électriques ou non).
  • Prévoir des zones de repli (abris, zones sèches, zones d’ombre).

Etudier les aides

Etudier les aides proposées dans sa région pour promouvoir son activité : Un dispositif spécifique a été mis en place dans les Hauts-de-France depuis 2023 pour soutenir financièrement les propriétaires fonciers souhaitant remettre ou maintenir leurs parcelles en bon état écologique. Ce dispositif vise à limiter les interventions mécaniques et à favoriser la libre circulation de la faune en dehors de la saison de pâturage. Au fil du temps, de plus en plus de régions favorisent l’éco-pâturage comme solution écologique en remplacement des solutions mécaniques.

Sensibiliser le public et les collectivités

  • Communication : Informez les riverains et les visiteurs sur les avantages de l’éco-pâturage et sur le comportement à adopter en présence des animaux.
  • Animations : à l’instar des fermes pédagogiques, organisez des animations et des ateliers pour sensibiliser le public à la pratique de l’éco-pâturage.

Collaborer avec des experts

  • Partenariats : Collaborez avec des associations, des collectivités locales et des experts en éco-pâturage pour bénéficier de leur expérience et de leurs conseils.
  • Réseaux : Rejoignez des réseaux et des groupes de discussion sur l’éco-pâturage pour échanger des idées et des bonnes pratiques.

En suivant ces conseils pratiques, vous serez bien préparé pour vous lancer dans l’éco-pâturage et contribuer à la préservation de l’environnement tout en bénéficiant des avantages économiques et écologiques de cette pratique.

Et la loi dans tout ça ?

Ce que dit le cadre légal

Article L214-1 du Code Rural et de la Pêche Maritime : tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce.

Article R214-18 : Il est interdit de garder en plein air des animaux des espèces bovine, ovine, caprine et des équidés :

1° Lorsqu’il n’existe pas de dispositifs et d’installations destinés à éviter les souffrances qui pourraient résulter des variations climatiques ;

2° Lorsque l’absence de clôtures, d’obstacles naturels ou de dispositifs d’attache ou de contention en nombre suffisant est de nature à leur faire courir un risque d’accident.

Les animaux gardés, élevés ou engraissés dans les parcages d’altitude ne sont soumis à ces dispositions qu’en dehors des périodes normales d’estivage.