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Guide pratique pour les éleveurs en circuit court

La biosécurité en élevage de volailles plein air est aujourd’hui un enjeu majeur pour toutes les fermes en circuit court et en autarcie.

Face aux risques d’Influenza aviaire, de salmonelles et d’autres maladies, les exploitations doivent mettre en place un plan de biosécurité adapté, proportionné à leur taille et à leur fonctionnement.

Comment appliquer la réglementation sans dénaturer son système plein air ?
Quelles sont les obligations pour les petites fermes soumises au RSD ?
Comment organiser ses bâtiments et parcours pour limiter les risques sanitaires ?

Voici un guide simplifié pour y voir plus clair !

Pourquoi la biosécurité est essentielle en élevage plein air ?

Même si les exploitations en circuit court ont peu de flux extérieurs, le risque zéro n’existe pas.

Un intervenant extérieur, un camion mal désinfecté ou un contact avec l’avifaune sauvage peuvent suffire à introduire un agent pathogène.

La biosécurité permet de :

✅ Prévenir l’introduction de maladies (Influenza aviaire, salmonelloses…)

✅ Limiter leur circulation sur l’exploitation

✅ Protéger les animaux et la viabilité économique

✅ Sécuriser la vente directe auprès des consommateurs

En élevage plein air, l’objectif est d’adapter les mesures réglementaires à la réalité du terrain.

Cadre réglementaire de la biosécurité avicole

Les éleveurs sont principalement concernés par :

  • L’Arrêté du 8 février 2016 (mesures de biosécurité)
  • Les arrêtés relatifs aux niveaux de risque Influenza aviaire
  • Le Règlement Sanitaire Départemental (RSD) pour les élevages < 5000 animaux-équivalents
  • La réglementation Salmonelles

👉 Les élevages de plus de 5000 animaux-équivalents relèvent du régime ICPE.

Organiser son exploitation, la base d’un plan de biosécurité efficace

La biosécurité repose sur une organisation claire des zones :

1️⃣ Zone publique

Habitation, magasin, parking, aire d’équarrissage.

2️⃣ Zone professionnelle

Zone de circulation des véhicules et personnes autorisées.

3️⃣ Zone d’élevage

Bâtiments, cabanes mobiles et parcours des volailles.

L’objectif est d’isoler la zone d’élevage et de maîtriser les entrées.

Le rôle central des bâtiments en biosécurité

En élevage plein air, les bâtiments et abris jouent un rôle clé :

  • Protection contre l’avifaune sauvage
  • Protection de l’aliment et de l’eau
  • Mise en place des vides sanitaires
  • Gestion des flux d’animaux
  • Possibilité de claustration temporaire en période de risque élevé

Des abris bien conçus, faciles à nettoyer et à désinfecter, facilitent grandement la mise en conformité réglementaire.

Chez Plein Air Concept, nos abris pour volailles plein air sont conçus pour :

✅ Permettre un nettoyage et une désinfection efficaces

✅ Faciliter les rotations et les vides sanitaires

✅ Protéger l’aliment de l’humidité et des nuisibles

✅ S’adapter aux systèmes en bande multiple

✅ Répondre aux exigences de la biosécurité en élevage plein air

Un bâtiment adapté simplifie votre plan de biosécurité au quotidien.

Le sas sanitaire : obligatoire même en plein air

Toute zone d’élevage doit être équipée d’un sas sanitaire.

Il permet :

  • Le changement de bottes et de tenue
  • Le lavage et la désinfection des mains
  • Le respect de la marche en avant (zone sale → zone propre)

Dans les exploitations mixtes (palmipèdes / gallinacés), une séparation stricte est indispensable.

Nettoyage, désinfection et vides sanitaires

En fin de lot :

  • Nettoyage complet des bâtiments
  • Désinfection adaptée
  • Nettoyage du matériel
  • Assainissement des parcours

Les bâtiments bien ventilés, facilement accessibles et conçus pour le lavage simplifient ces opérations.

Durée minimale des vides sanitaires

Volailles de chair

  • 14 jours bâtiments
  • 28 jours parcours
    (56 jours en Agriculture Biologique)

Pondeuses

  • 14 jours bâtiments
  • 28 jours parcours
    (56 jours en AB)

Palmipèdes gras

  • 14 jours bâtiments
  • 28 à 42 jours parcours
  • 48h minimum en salle de gavage

Plus le vide sanitaire est long, plus l’efficacité sanitaire est importante.

Gestion des flux, principaux facteurs de risque

Les contaminations proviennent principalement des flux professionnels : Livraison d’animaux, camions d’aliment, équarrissage, vétérinaire,…

Bonnes pratiques :

  • Zone de stationnement en limite d’exploitation
  • Nettoyage/désinfection des roues
  • Refus d’accès en cas de non-conformité
  • Présence systématique de l’éleveur

Les élevages en circuit court bénéficient d’un atout : des flux limités et maîtrisables.

Protection contre l’avifaune sauvage

En élevage plein air :

  • Aliment stocké en silo ou espace fermé
  • Pas de distribution au sol non protégée
  • Eau potable uniquement (pas d’eau de surface non traitée)
  • Paille stockée sous abri

Les abris doivent permettre une alimentation protégée et une éventuelle mise à l’abri en période de risque élevé.

En période de risque élevé d’influenza aviaire, le confinement total n’est pas toujours la seule option ; Dans certains cas, une dérogation de sortie sur parcours réduit peut être examinée par l’administration, notamment lorsque le bien-être animal, les contraintes de Label Rouge / plein air / fermier / bio ou les caractéristiques du système d’élevage le justifient.

L’appréciation se fait au cas par cas selon plusieurs critères : espèce (pondeuses, volailles de chair, canards, dindes…), effectif, mode de production, type de bâtiment (fixe ou mobile) et consignes départementales.

Ces aménagements ne permettent pas de maintenir un plein air intégral, mais peuvent autoriser une sortie limitée sur un parcours réduit, sous réserve de mesures renforcées de biosécurité : réduction de la surface accessible, protection stricte de l’alimentation et de l’abreuvement contre l’avifaune sauvage, mise en place éventuelle de filets, auvents ou zones couvertes, et maintien d’un plan de biosécurité renforcé.

En pratique, il est recommandé de contacter sa DDPP, de vérifier les éventuelles instructions locales du département et, si besoin, de faire valider le dispositif de mise à l’abri avec son vétérinaire sanitaire.

Nos clôtures et filets

Plan de lutte contre les nuisibles

Le plan doit préciser : Les moyens de lutte (appâts, pièges), les emplacements, les fréquences de contrôle. La dératisation est permanente.

Autocontrôles et traçabilité

L’éleveur effectue des contrôles visuels quotidiens : État général des animaux, consommation d’eau et d’aliment, taux de ponte, mortalité. Les non-conformités sont consignées dans le registre d’élevage.

Élaborer son plan de biosécurité

Le plan doit inclure : Le plan des zones, le plan de nettoyage et désinfection, le calendrier des vides sanitaires, le plan de lutte contre les nuisibles, la gestion des sous-produits, la protection avifaune, la traçabilité des bandes, le registre du personnel.

Biosécurité et élevage plein air : transformer la contrainte en atout

Une biosécurité bien pensée permet :

  • De sécuriser la production
  • De rassurer les consommateurs
  • De protéger son outil de travail
  • De valoriser son professionnalisme

Des infrastructures adaptées — notamment des abris fonctionnels, modulables et faciles à entretenir — sont un levier concret pour simplifier votre conformité réglementaire.

👉 Chez Plein Air Concept, nous accompagnons les éleveurs plein air dans la conception d’installations adaptées aux exigences sanitaires actuelles.

Sources utilisées pour cet article

  • Arrêté du 8 février 2016 relatif aux mesures de biosécurité applicables dans les exploitations de volailles et d’autres oiseaux captifs
  • Arrêté du 25 septembre 2023 relatif aux mesures de surveillance, de prévention, de lutte et de vaccination contre l’IAHP
  • Ministère de l’Agriculture – informations sur la mise à l’abri des volailles en période d’Influenza aviaire
  • Publications préfectorales et départementales relatives au niveau de risque élevé et aux mesures de protection des volailles