L’agriculture biologique

Gamme bâtiment bien-être : visite du premier élevage porcin équipé
5 mars 2007

L’agriculture biologique est de plus en plus présente sur les étals et dans nos assiette. Qu’est ce que l’agriculture biologique? Comment cultiver et élever en biologique? Le réponse ici.

Présentation de l’agriculture biologique

D’un point de vue législatif, l’agriculture biologique est un mode de culture et d’élevage réglementé. Elle comprend des pratiques autorisées ou interdites, consignées dans des cahiers des charges officiels. Les producteurs sont soumis à des contrôles annuels et leur production est ensuite certifiée. Ils peuvent alors apposer le label AB sur leurs emballages. L’appellation biologique peut être délivrée à des produits agricoles, à des produits de l’élevage et à des produits transformés. Depuis peu, il existe également des produits cosmétiques et des produits d’entretien biologiques. Le bio c’est le respect de l’harmonie entre les sols, les plantes, les animaux et le maintien de la fertilité des sols. Les aliments biologiques sont généralement plus riches sur le plan nutritionnel et ont aussi souvent d’avantage de saveur.

La pratique du bio

La base de l’agriculture biologique est le respect des équilibres naturels en excluant notamment le recours aux pesticides, engrais chimiques de synthèse, conservateurs ou colorants artificiels, semences OGM, traitement allopathiques systématique pour les animaux…Cela implique de connaître les armes offertes par la nature, et d’optimiser leur utilisation.

Pour les cultures, ce principe repose sur la rotation des cultures et la réutilisation des matières organiques. Cela implique de connaître plusieurs cultures, contrairement à l’agriculture conventionnelle dans laquelle l’agriculteur se concentre sur un seul type de plante.

L’éleveur bio est à l’écoute de la nature et de la terre, recherche le bien-être des animaux et le respect de leur cycle de vie. L’exigence d’utiliser de l’aliment bio pour les animaux implique souvent un activité de culture bio sur l’exploitation. L’élevage bio exige donc de grandes connaissances tant en agronomie qu’en zootechnie ! Le choix des races est fait en fonction de l’environnement et des conditions climatiques. Une démarche qui contribue à la pérennité des lignées et limite les risques de maladies, chaque race ayant été sélectionnée pour résister aux agressions d’un milieu donné. En outre, les animaux des élevages biologiques ont obligatoirement un parcours à l’extérieur. Ils disposent d’un large espace, en plein air comme en bâtiment.

Comment cela se passe-t-il concrètement ?

L’équilibre naturel prévoit un prédateur pour chaque parasite. Ainsi, les coccinelles se régalent de punaises des céréales, tandis que le hérisson fera son festin des limaces du potager. Ces animaux font partie des armes des cultures biologiques, comme la combinaison d’espèces qui se protègent mutellement contre les parasites. En effet, les plantes interagissent entre elles : l’odeur des poireaux chasse les mouches des carottes, tandis que l’odeur des carottes fait fuir les papillons qui pourraient être à l’origine de vers parasitant les poireaux … un cercle vertueux et totalement naturel !

Les autres remèdes utilisés en agriculture biologique sont ceux extraits des végétaux : homéopathie et aromathérapie. Il en est de même pour l’élevage biologique dans lequel les seuls traitements utilisés sont l’homéopathie et la phytothérapie. Cela évite de consommer régulièrement des doses d’antibiotiques ou d’hormones de croissance précédemment ingérées par l’animal et aux sols d’être pollués par des excréments chargés en produits chimiques de synthèse.

Consommation responsable

Le respect des rythmes naturels conduit l’agriculture biologique à privilégier les produits locaux et de saison. Notre société du “tout tout de suite” nous a habitués à consommer des tomates du Maroc en décembre ou des poires d’Argentine en mars. Mais le transport entraîné par cette exigence a un coût écologique important : gaspillage de ressources naturelles non-renouvelables, pollution, effet de serre…

Lorsque l’on fait l’écobilan d’un yaourt à la fraise, la somme des kilomètres parcourus par les différents ingrédients du yaourt et des compoants du pot entre les lieux de production respectifs, l’usine de fabrication du yaourt, la centrale d’achat, le supermarché et enfin chez vous la distance peut atteindre jusqu’à 2400 km ! Ne serait pas plus judicieux et responsable de goûter celui qui est fait à la ferme, de votre département ? Ce qui est vrai pour le yaourt l’est aussi pour le steack que vous achetez, alors essayez de consommer responsable !

“En 2004, la consommation de produits biologiques a fait un bond de 7 points : plus d’un Français sur trois (44%) en a consommé régulièrement contre 37% en 2003”, selon l’Agence Bio. Les fruits et légumes, les œufs et le pain sont les produits les plus prisés des Français, “avec un taux de fidélité remarquable” qui s’accentue. Les produits laitiers et les volailles sont les denrées qui rencontrent le plus les faveurs des nouveaux adeptes de produits bio, synonymes pour eux de santé et de protection de l’environnement.


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