Consommateurs

L’agriculture industrielle

L’agriculture industrielle qualifie une approche de l’agriculture visant à optimiser les profits grâce aux économies d’échelle.
L’agriculture industrielle applique des techniques permettant de produire en grande quantité (on parle de « quantités industrielles » lorsque le nombre de pièces identiques produites est important, voire très important) pour optimiser les rendements. On peut notamment citer :

- la standardisation des méthodes et des produits,
- la concentration des exploitations par l’augmentation des rendements,
- l’augmentation de la taille des exploitations,
- la rationalisation et mécanisation de la production,
Les grandes quantités produites nécessitent la recherche de larges débouchés par le développement d’une consommation de masse.

L’élevage industriel

L’élevage industriel est une forme d’élevage qui repose sur le principe industriel de production en série. Pour cela, l’élevage industriel applique les procédés et techniques industriels :

- standardisation,
- concentration,
- mécanisation,
- répétition,
- division du travail ;

Appliqués à l’élevage ces procédés et techniques industriels se traduisent par :

- l’uniformisation des races utilisées,
- l’utilisation de surfaces réduites pour l’élevage et pour les cultures dédiées à l’alimentation des animaux (quand l’alimentation provient de l’exploitation),
- l’élevage en bâtiment : stabulation, élevage hors-sol,
- le développement de techniques favorables à l’utilisation d’équipements mécaniques, voire automatiques,
- la diminution de la durée d’élevage,
- une dissociation des tâches de l’éleveur : faire naître, nourrir, soigner, abattre…
L’agriculture biologique

D’un point de vue législatif, l’agriculture biologique est un mode de culture et d’élevage réglementé, comprenant des pratiques autorisées ou interdites, consignées dans des cahiers des charges officiels. Les producteurs sont soumis à des contrôles annuels et leur production est ensuite certifiée. Ils peuvent alors apposer le label AB (remplacé depuis 2010 par la feuille du label européen) sur leurs emballages. L’appellation biologique peut être délivrée à des produits agricoles, à des produits de l’élevage et à des produits transformés. Depuis peu, il existe également des produits cosmétiques et des produits d’entretien biologiques. Le bio c’est le respect de l’harmonie entre les sols, les plantes, les animaux et le maintien de la fertilité des sols. Les aliments biologiques sont généralement plus riches sur le plan nutritionnel et ont aussi souvent d’avantage de saveur.

L’élevage biologique

L’élevage bio repose sur les mêmes engagements que l’agriculture biologique.
Les éleveurs bio s’engagent à n’utiliser ni pesticides, ni engrais chimiques de synthèse, ni OGM.
Cette démarche vise une meilleure harmonie entre l’agriculture et la nature, grâce à des pratiques plus respectueuses de l’environnement et des animaux.
L’élevage bio autorise l’engraissement des animaux, à condition que celui-ci soit réversible à tout stade de l’élevage, mais interdit le gavage. Certains aliments sont strictement interdits, notamment les farines animales, les acides aminés de synthèse, les OGM et les produits obtenus avec des solvants chimiques.
Nous vous proposons dans les articles accessibles depuis le colonne de gauche des informations complémentaires sur l’agriculture biologique et l’élevage biologique.
De son côté, Plein Air Concept propose l’Élevage Respectueux, un système d’élevage qui repose sur le principe du respect appliqué à toutes les parties concernées, avec comme objectif de pratiquer un élevage à la fois sain, rentable et durable.
Les techniques et les équipements de l’Élevage Respectueux sont donc totalement compatibles avec l’application du cahier des charges bio.

Bien-être animal

Ici on parle bien-être animal, plus particulièrement dans l’élevage. Car il existe d’autres situations dans lesquelles le bien-être animal est un sujet : les animaux domestiques, de cirques et bien sûr l’expérimentation animale !

Les professionnels qui applique L’Élevage Respectueux® prennent en compte les besoins physiologiques et psychologiques des animaux, car cela permet : 
- d’obtenir un développement optimisé, 
- de bonnes défenses immunitaires, 
- de réduire voire éviter les traitements sanitaires, 
- de travailler avec des animaux calmes, donc faciles à conduire et non-agressifs entre eux.

Le bien-être animal est donc au cœur de L’Élevage Respectueux®, le système d’élevage pour lequel Plein Air Concept conçoit ses équipements.

Heureusement, Plein Air Concept n’est pas seule à se préoccuper de bien-être animal et vous trouverez dans cette rubrique différents articles consacrés à ce sujet.

Bonne lecture !

La viande coûte cher aux animaux. Engraissés dans des bâtiments obscurs dont ils ne sortent que pour être abattus, privés de toute relation avec leurs congénères, entravés, parfois sanglés au point de ne pouvoir bouger, ces animaux sont tués à la chaîne dans l’indifférence la plus absolue. Les enquêtes effectuées par Jean-Luc Daub dans les abattoirs français durant une quinzaine d’années lèvent le voile sur le malheur de milliards d’animaux. La force de ce témoignage tient dans la description, d’une précision extrême, des opérations d’abattage intolérables qui font inexorablement passer les bêtes de vie à trépas, dans ces lieux dont la législation dit " qu’aucun animal ne doit ressortir vivant ". Les instances qui ont compétence pour faire appliquer la réglementation en matière de protection des animaux font preuve d’une passivité qui confine à la complicité. Plus largement, c’est à une réflexion de fond sur la condition des animaux élevés pour être mangés que ce livre nous invite. Pourquoi les avons-nous à ce point bannis de tout ?

Quand il arrive qu’un animal me regarde, je me trouble parce que je ne sais pas du tout ce qui se passe dans sa tête. Et même, au fond, j’en viens à me demander comment il est possible que tant de bêtes existent sur la terre, dans l’air et dans l’eau : les unes si proches, les autres si différentes des hommes. Seuls les peintres, peut-être, ont su transmettre ce mystère. Une autre question me tourmente : qui nous a donné le droit de disposer des animaux comme de choses ? Ils éprouvent des émotions, ils ressentent du bien-être et de la douleur, ils n’ignorent pas l’angoisse. Cette sensibilité nous crée des devoirs envers eux, car un être humain digne de ce nom doit veiller sur plus faible que soi.
Regard sur nos assiettes est un film documentaire de création réalisé par Pierre Beccu qui s’adresse d’une façon responsable et souvent drôle à toutes les générations, et plus particulièrement aux jeunes. Il raconte l’enquête sur l’alimentation menée par six étudiants en géographie et ingénierie d’espace rural.
De leur assiette au sol, ils remontent la filière des aliments, étudient les impacts de nos choix de consommateurs et découvrent ainsi l’envers de l’assiette.
De la grande surface aux producteurs locaux, les réponses qu’ils recueillent varient sur le fond et sur la forme. Au gré de leurs rencontrent avec des pionniers de l’agriculture de demain, se dessine notre vie à tous. La bande annonce du film "Regard sur nos assiettes"

"Plus je regarde le fond de mon assiette, plus je pose des questions. En plein début du XXIe siècle comment se nourrir sainement sans se ruiner ? Ce que j’achète, ce que je mange, a-t-il un impact sur mon environnement ? C’est un appétit tout particulier qui m’a incité à raconter cette histoire, l’appétit d’étudiants en gestion de l’espace rural. Je leur ai prêté la caméra et les micros, c’est devenu un film."

Transcription de l’interview de Pierre Beccu, réalisateur du film "Regard sur nos assiettes" invité de Sophie Torlotin sur RFI le 10 septembre 2015

Sophie Torlotin : Pierre Beccu bonjour. "Regard sur nos assiettes" part du constat que le consommateur est soumis à des injonctions : comment manger pour pas trop cher, que ce soit sain, économiquement viable ? Et tout part de là.

Pierre Beccu : Je pense qu’il y a un écartèlement qui nous malmène quand on fait ses courses. Le film est l’occasion de poser ses idées reçues, parce qu’il est bon de se remettre en cause, puis de réintroduire la relation essentielle qu’il y a entre l’alimentation et le territoire. C’est ce que font les jeunes, ils enquêtent autour d’eux, aussi bien au supermarché, au marché, à la supérette que chez les producteurs locaux et ils mettent en évidence un certain nombre de pratiques très concrètes. Tout ceci dans un esprit gourmand, positif et surtout motivé par l’esprit de l’échange et de la rencontre.

Sophie Torlotin : Le film est tourné dans une région de montagne, autour d’Annecy et les étudiants se rendent compte qu’à la supérette du coin les fruits et légumes ne proviennent pas de la région, même le lait alors que l’on se trouve dans une région où il y a beaucoup de vaches à lait.

Pierre Beccu : Oui, parce que les enseignes qui maillent le territoire, y compris en centre-ville où elle prennent la place des petits négociants, font travailler leur centrale d’achats, c’est plus simple pour elles. Il ne s’agit pas de les clouer au piloris, il s’agit juste d’être informé, parce qu’il y a dans ce film une curiosité qui met en lumière un certain nombre de pratiques qui ne vont pas forcément dans l’intérêt du consommateur concernant sa santé, l’économie (car l’économie locale n’est pas forcément valorisée, alors que cette dernière saurait nourrir sa population, mais elle n’y a pas accès) et l’environnement (car sur le plan de la préservation de l’environnement, le premier levier c’est l’alimentation).

Sophie Torlotin : Il y a aussi cette idée que le bio et le bon sont forcément plus chers et les étudiants découvrent en enquêtant autour de chez eux que ce n’est pas forcément vrai.

Pierre Beccu : Absolument. Ce qu’il faut surtout, c’est respecter les saisons. On va payer très cher un produit qui a parcouru beaucoup de kilomètres et pour lequel on a forcé la nature pour vous le présenter à un moment où il ne devrait pas l’être. Donc celui-ci, il est très cher.

Sophie Torlotin : Vous prenez l’exemple de la tomate.

Pierre Beccu : Oui, la tomate qui est le fruit le plus consommé au monde. Or c’est hallucinant le nombre d’idées reçues qu’il existe sur la tomate. Dans le film on décortique tout cela et on se rend compte que le consommateur, s’il se met à regarder dans son assiette, a le pouvoir — bien au-delà de se nourrir sainement — d’influer autour de lui sur l’économie, la santé, l’environnement.

Sophie Torlotin : La solution, c’est aussi de faire de la qualité. Bien que dans votre film nous n’abordez pas la crise du porc, on peut appliquer à la crise que traverse l’élevage porcin en France d’autres idées évoquées dans votre film et en particulier de faire moins, mais mieux.

Pierre Beccu : Exactement. Nous n’avons pas voulu toucher les points chauds, car très souvent quand on traite le sujet de l’alimentation, on l’aborde sous un angle très spectaculaire pour être entendu. Et ceux qui ne sont pas en mesure de produire du spectaculaire ne sont pas entendus. Donc là, les étudiants ont voulu leur donner la parole, parce qu’encore une fois les personnes qui interviennent dans le film sont des boulangers, des maraîchers, des paysans, ce sont eux qui composent à 100% le film (avec les étudiants) et ça fait vraiment plaisir à voir. On est dans cette dynamique d’échange, y compris dans les débats qui sont organisés pour la sortie du film, parce que nous sommes persuadés que l’une des solutions à la crise agricole, c’est comme vous le disiez de produire moins, mais de produire mieux et de se remettre à nourrir ses voisins. C’est un film sur l’enjeu agricole et environnemental.

Acteurs de l’agroalimentaire durable

Avec L’Élevage Respectueux®, Plein Air Concept n’est pas le seul acteur de l’agroalimentaire à militer pour une démarche pérenne.

Cette rubrique vous présente d’autres acteurs impliqués dans l’essor d’un secteur agroalimentaire durable, certains avec lesquels nous avons tissé des liens, d’autres simplement car nous trouvons leurs actions très intéressantes.

Bonne découvertes et bonne lectures.

Agroscope est le centre de compétences de la Confédération suisse pour la recherche agricole, rattaché à l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG).

Agroscope mène une action de recherche importante pour une filière agroalimentaire durable et un environnement préservé, avec comme objectif ultime une meilleure qualité de vie pour tous.

Ce centre de recherche agronomique suisse réalise un travail très intéressant dans les domaines suivants :

- Intensification écologique
- Ressources naturelles
- Protection et changement du climat
- Denrées alimentaires, alimentation
- Compétitivité
- Espace rural
De nombreux résultats de recherche d’Agropole sont disponibles sur son site.

Visiter le site Internet d’Agroscope
La Fadear est la fédération associative qui regroupe les Adear, Associations pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural.

Les Adear sont des associations de paysans pour majorité membres de la Confédération Paysanne, et d’autres acteurs du monde rural réunis par l’envie de partager leur expérience et leurs savoirs faire pour permettre de maintenir et d’installer des paysans nombreux et de faire vivre les valeurs de l’agriculture paysanne.

Crée en 1984, la Fédération des Adear réuni les paysans de la Confédération paysanne pour proposer un modèle agricole permettant à des paysans nombreux de vivre décemment de leur travail.

Réseau de l’agriculture paysanne, les actions de la Fadear s’organisent autour de trois pôles :
- la formation des paysans et salariés de la Confédération Paysanne,
- le développement de l’agriculture paysanne,
- la fédération des associations adhérentes.

Entre autres actions des Adear, notez le site je m’installe paysan qui a été développé grâce au soutien du programme massif central.

Visiter le site Internet de la Fadear
Un Plus Bio est une association née en 2002 pour favoriser l’introduction d’une alimentation biologique et durable en restauration collective.

Un Plus Bio est pionnière dans le développement de systèmes alimentaires au service du développement des territoires. L’association continue au quotidien, partout en France et avec l’ensemble des acteurs de l’alimentation de défricher les démarches innovantes en faveur d’une alimentation biologique en restauration collective et s’emploie à :
- les nourrir de sa vision et de ses expériences.
- les faire partager.
- les porter et les faire reconnaître au plus haut niveau.

Un Plus Bio travaille avec les collectivités, élus cuisiniers, fondations, réseaux associatifs, parents d’élèves et tous les citoyens sensibles à la généralisation de l’alimentation biologique en restauration collective.

Visiter le site Internet d’Un Plus Bio
Welfarm, anciennement PMAF (Protection Mondiale des Animaux de Ferme) est une association qui œuvre pour une meilleure prise en compte du bien-être des animaux d’élevage, à toutes les étapes de leur vie (élevage, transport, abattage).

Plein Air Concept est en relation avec Welfarm depuis le 14 mai 2008 (qui s’appelait encore PMAF, Protection Mondiale des Animaux de Ferme), lorsque Jean-Marie Gibelin recevait une équipe de l’association sur l’élevage de porcs bios conduit par son épouse.
Il s’agissait pour cette équipe qui menait une étude sur les élevages porcins français, d’évaluer le niveau de bien-être dans un élevage en plein air appliquant les principes de L’Élevage Respectueux®.

>>>Voir l’interview de Jean-Marie Gibelin.

Welfarm est une association très active dans de nombreux domaines de l’élevage qui mène également des actions pédagogiques pour sensibiliser les consommateurs aux problèmes liés à l’élevage.

Welfarm propose des mini-sites dédiés à certains aspects de l’élevage comme Paillasson le cochon sur l’élevage de porcs ou Poulets sur l’élevage intensif des poulets.

Visiter le site Internet de Welfarm

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