Cette réponse reprend en partie l’éditorial du 12 mars 2010 dans lequel je répondais à ce message.
Attention, ne vous trompez pas de combat ! Nous savons que tout n’est pas parfait en élevage plein air et/ou bio. Il s’agit cependant de savoir quel principe d’élevage, au delà même du bio, nous consommateurs entendons soutenir par rapport à des questions de bien-être des animaux, de respect de l’environnement ou de qualité de production ?
Ne vous laissez pas influencer par les photos publicitaires reproduites sur les étiquettes de volailles ou d’œufs vendus par les industriels de l’élevage. Il s’agit tout au plus de « suggestions de conditions d’élevage » qui n’ont généralement pas de lien direct avec les élevages dont proviennent les produits vendus.
Si vous parcourez notre site, vous verrez que les photos présentées sont à chaque fois des clichés réalisés sur des élevages et non des reconstitutions léchées, car nous n’avons ni l’envie, ni les moyens de déformer la réalité pour faire « propre ».
L’élevage présenté dans l’article est un élevage bio dont les volailles vivent réellement en plein air dans des conditions que peu de leurs congénères connaissent, particulièrement dans les élevages en batterie !
Concernant les Technigîtes, ce ne sont pas de simples boîtes en tôle. Les Technigîtes sont des abris très performants conçus pour respecter autant les conditions de vie des animaux que les conditions de travail des éleveurs. Pour vous en persuader, ne vous contentez pas de regarder des photographies, mais consultez surtout la documentation en ligne. Vous trouverez dans la présentation des Technigites circulaires et du Technigîte Volaille (celui dont est équipé cet élevage) des textes, des schémas qui expliquent leur conception et leur fonctionnement.
Pour ce qui est des parcours, nous conseillons à nos clients éleveurs de volailles de changer de parc entre chaque lot, et pour les pondeuses au moins tous les six mois suivant le climat, le sol et la quantité de volailles par parc.
A propos de votre remarque sur la qualité du sol, l’absence d’herbe devant un abri est inévitable. C’est en effet une aire de passage intense où des volailles mangent et piétinent en permanence. De plus, pour analyser la qualité d’un parc, il faut l’inspecter dans son ensemble et en sachant :
si le lot est en fin d’utilisation du parc ou en début,
s’il y a eu récemment une pluviométrie importante, de la sècheresse ou un froid important qui entraînent une destruction accélérée de l’herbe,
si l’éleveur apporte ou non de la verdure ou du foin,
si l’éleveur maîtrise son élevage ou s’il débute.
Je pose enfin la question suivante : que penser des élevages ou coqs et poules grattaient un tas de fumier par tous les temps, et ceux où les poules (sans coq) sont dans un box de moins de 60 cm2 , le cul dans le bon sens, toujours à bonne température, avec assez de nourriture pour engraisser ou pondre et d’antibiotiques pour ne pas tomber malade (physiquement, car psychiquement elles sont détruites) ?
Respectueusement,
Jean-Marie GIBELIN
Fondateur et gérant de Plein Air Concept