1. La dégradation de la situation des éleveurs
Éleveurs à qui l’on a prédit :
des revenus confortables,
une qualité de conditions de travail inégalée,
une reconnaissance sociale enfin à la hauteur de leur importance dans notre société…
tout ceci et plus encore grâce à :
des installations lourdes et coûteuses,
des techniques complexes (donc délicates à appliquer correctement),
des produits ultra performants, mais aux effets secondaires bien souvent mal maîtrisés…
Submergés par ces moyens techniques présentés comme indispensables à l’élevage moderne, engagés dans une course aux améliorations qui revêt des allures de fuite en avant, la plupart des éleveurs subissent leur situation plus qu’ils ne la maîtrisent.
Afin de faire face aux charges financières de leur exploitation et vivre le plus décemment possible, ils se débattent pour produire toujours plus en évitant les accidents sanitaires et en abandonnant au passage a recherche de la qualité trop gourmande en temps, donc non rentable.
Au final, combien d’éleveurs :
connaissent vraiment leurs animaux et leurs besoins,
ont encore le temps de les observer, d’analyser les causes des troubles ou dysfonctionnements,
sont en mesure d’apporter des solutions saines et maîtrisées avant d’avoir recours à des traitements sanitaires coûteux ?
2. La dégradation de la situation des animaux
Concentrés,
confinés,
stressés,
les animaux de la plupart des élevages sont devenus des produits ou des machines à produire dont on attend des performances extraordinaires.
Comme ces animaux-machines se dérèglent souvent, l’éleveur les met sous traitement médical, parfois leur vie durant, et il n’est pas rare qu’il doive les mutiler pour limiter les conséquences de l’agressivité qui découle de cette situation dégradée.
3. La dégradation de la situation de la nature L’accélération qu’entraîne le productivisme ne laisse plus le temps de respecter les rythmes naturels et la recherche de la rentabilité immédiate conduit à négliger les cycles naturels.
La nature en pâtit et petit à petit se dégrade ou se dérègle. La production non maîtrisée de lisier ou l’alimentation d’herbivores avec des protéines animales ne sont que deux exemples parmi d’autres du non respect de la nature avec les conséquences que l’on sait.
4. La dégradation de la situation des consommateurs
Rares sont les personnes sous-alimentées dans nos pays développés et pourtant l’élevage français continue de privilégier la quantité face la qualité, quitte à atteindre la surproduction.
Le consommateur est donc incité à consommer le plus possible et rarement le mieux possible au grand désespoir des médecins nutritionnistes qui tirent la sonnette d’alarme.