A partir des années 60, l’agriculture recourt de manière massive aux produits chimiques (engrais, pesticides, stimulateurs de croissance…) pour augmenter la production en culture comme en élevage pour assurer l’auto-suffisance européen dans le domaine agricole. Dans les années 70, l’agriculture devient même le "pétrole vert de la France" selon l’expression lancée par son Président Valérie Giscard d’Estaing. A partir des années 80, la France est le deuxième exportateur agricole mondial.
Durant ces décennies l’agriculture biologique qui s’est développée à la suite des travaux de Rudolf Steiner (1861-1925), scientifique et philosophe autrichien, et l’agriculture bio-dynamique fait sourire dans les lycées agricoles comme chez les décideurs. Elle ne survie que grâce à l’engagement de producteurs et consommateurs soucieux de développer une agriculture respectueuse de la nature.
Pour plus de détail sur le développement de l’agriculture biologique se reporter à l’article de la ferme bio du manoir de Coatleau.
Pendant ces années, la recherche agronomique et vétérinaire officielle se désintéresse de l’agriculture biologique.
En 2008, si un organisme comme l’INRA reconnait que "l’agriculture biologique apparaît désormais au yeux de tous comme innovante", force est de constater qu’aucun programme de recherche d’envergure n’est en cours faute de financeurs. Le travail cité en exemple par l’INRA sur les AOC a été mené grâce aux financements apportés par l’INAO (l’INRA parle plutôt de partenariat…).
Pour plus d’information sur les relations entre l’INAR et l’agriculture biologique, se reporter au document téléchargeable depuis le site de l’INRA très justement intitulé Agriculture biologique : vers un programme de recherche.
